Lutter contre la formation du verglas

L’utilisation principale du sel dans les opérations de déneigement est due à son rôle de fondant routier. En effet, le sel permet d’abaisser le point de congélation de l’eau. En fondant, le sel de déneigement empêche l’eau présente sur la chaussée de se transformer en glace et prévient de ce fait la formation du verglas. Le sel est efficace jusqu’à des températures de -7 à -8°C. En cas de températures inférieures, il peut être mélangé à du chlorure de calcium ou du chlorure de magnésium. Le sel de déneigement est au cœur des dispositifs hivernaux. Son rapport qualité/prix, son origine naturelle et sa disponibilité en font un allié indispensable face à la neige.

De la brouette au GPS

Le sel pour sécuriser les routes en hiver, c’est déjà une longue histoire. C’est en 1879, à l’occasion d’un hiver très rude à Paris, que fut décidé le salage des rues. Des cantonniers armés de brouettes de sel et de pelles sillonnent alors les rues parisiennes, jour et nuit. Les années passent et les techniques se modernisent avec comme étape importante les Jeux olympiques de Grenoble en 1968 qui permettent de réaliser un test grandeur nature. Depuis lors, les techniques et le savoir-faire se sont affinés. L’appui des services météorologiques et des systèmes GPS permettent dorénavant de mieux organiser les circuits de déneigement et d’en améliorer l’efficacité.

UN ÉPANDAGE À LA POINTE DE LA TECHNIQUE

Comment améliorer un dispositif vieux de plus d’un siècle ? C’est la question que se sont posée les professionnels de la viabilité hivernale. Ce questionnement a généré des études afin de mesurer l’impact des différents aspects tels que la granulométrie et l’humidité des fondants, couplés à la mise en place de techniques complémentaires de traitement via l’utilisation de saumure et bouillie de sel (mélange de sel en grains et de saumure en proportions variables). Par ailleurs, l’évolution des matériels d’épandage a également permis d’optimiser le salage afin de saler moins et mieux. Cette constante évolution permet un traitement du réseau routier plus efficace, plus économique et écologique.

Un produit normé

En France, une norme AFNOR (NF EN 16811-1) définit les spécifications du chlorure de sodium utilisable comme fondant routier. Pour répondre à cette norme, le sel ne peut être qu’un sel de « première intention » (c’est-à-dire avoir été produit dans ce but). Il doit respecter des critères de pureté, de granulométrie, d’humidité et être traité pour empêcher sa reprise en masse.
En mars 2011 a été publiée une norme expérimentale, la NF TS 16811-3, qui définit les critères de performance que doivent respecter les fondants, solides ou liquides, pour le service hivernal.

Pour en savoir plus sur le sel utilisé en viabilité hivernale, voir le site de l’ASSELVIA (Association pour le sel au service la viabilité hivernale)

Références :

Association pour le sel au service de la viabilité hivernale (Asselvia)
– Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer. « Pour mémoire » n°7 Hiver 2009 Petite histoire de la viabilité Hivernale par Didier Giloppé, expert en viabilité hivernale