Chiffres clés du sel

Effectifs « sel » : 4269 emplois directs

Le secteur salinier en France comprend les activités liées à l’extraction, au traitement et à la « transformation* » de la matière première « sel », que celle‐ci provienne de gisements souterrains ou de marais salants. Ce secteur représente 4269 emplois directs en 2017, dont 77% pour le sel produit par dissolution et 23% pour les sels cristallisés, issus de gisements souterrains ou de marais salants.

* « Transformation » du sel : fabrication de carbonate de sodium, de soude caustique (hydroxyde de sodium) et de chlore à partir de sel (ou saumure) pour l’industrie chimique, création de cavités salines dans des gisements souterrains de sel pour le stockage de gaz naturel et de pétrole, emballage de différentes qualités de sels cristallisés selon l’application souhaitée, etc.

Production de sel

En nette hausse

  • La production totale de sel par dissolution en France a augmenté de 4 % entre 2018 et 2019.
  • La production totale de sels cristallisés a connu une augmentation de 41 % sur la même période.
  • La production totale de sel en France est de 6,953 millions de tonnes en 2019 contre 5,987 millions en 2018 soit une augmentation de 16%.

Production française de sel (en t)

 20182019
Sels cristallisés (total)4 075 5004 249 500
Sel par dissolution (total exprimé en t équivalent sel)1 912 2002 703 900

Ventes de sels cristallisés

Ventes de sels cristallisés : un bilan à la hausse

  • Les ventes totales de sels cristallisés en France se sont stabilisées entre les années 2018 et 2019.
20182019
1 680 1001 684 600

Source : Producteurs de sel

Ventes totales de sels alimentaires : Les ventes de sel au plus haut depuis 2010

 

Les ventes totales de sels alimentaires en France ont diminué de 18,7 % entre 2002 et 2017. Sur cette période, on note :

  • Une diminution des ventes de sels de table et de cuisine de 49,1 %
  • Une diminution des ventes de sels alimentaires destinés aux industries alimentaires (IA) et à la restauration hors domicile (RHD) de 7,3 %.

En 2019, les ventes totales de sels alimentaires se répartissent entre les sels de table et de cuisine pour 21 %, et les sels destinés aux IA et à la RHD pour 79 %.

Evolution des ventes totales de sels alimentaires en France
(importations comprises et exportation déduites – tonnages exprimés en base 100 en 2000)

Source : producteurs de sel

Ventes totales de sels iodés et fluorés : une baisse sensible contraire aux préconisations du Programme national nutrition santé (PNNS) de préférer le sel iodé et fluoré

 

Les ventes totales de sels iodés (sels iodés et fluorés compris) en France ont diminué de 37 % entre 2005 et 2019.

En 2019, la part des ventes totales de sels iodés (y compris sels iodés et fluorés) est de 31% par rapport aux ventes totales de sels de table et de cuisine en distribution en France soit une baisse de 9 points par rapport à 2017.

Évolution de la répartition des ventes totales de sels iodés (dont sels iodés et fluorés)
par rapport aux ventes totales de sels de table et de cuisine en France (en %)

Source : producteurs de sel

Commerce extérieur – une hausse générale au niveau des exportations

Les statistiques présentées dans les paragraphes qui suivent ont été élaborées d’après les données publiques de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) du Ministère des Finances et des Comptes publics.

Les données prises en compte correspondent aux codes des nomenclatures douanières (NC8) suivants :

+ 25010091 pour les sels alimentaires
+ 25010099 & 25010051 pour les sels non-alimentaires.

Une légère augmentation des exportations 

En 2019, les exportations totales de sels français augmentent légèrement par rapport à 2018 : + 9% (189 319 t contre 172 588 t respectivement).

Les exportations de sels non alimentaires (pour l’industrie chimique, le déneigement, l’agriculture, etc.) connaissent une nette augmentation : + 12 % de 2018 (107 064 t) à 2019 (119 940 t).

Celles de sels alimentaires augmentent de 5,8 % : 69 379 t en 2019 contre 65 524 t en 2018.

L’Union européenne demeure toujours la principale destination des exportations de sels français (cf. tableau n° 3). L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et l’Italie sont les principaux pays importateurs de sels français.

Exportations de sels français (en % des exportations totales des sels français)

 201420152016
Total Union Européenne84,6%90,8%87,5%
dont Allemagne28,9%28,8%26,1%
dont Autriche10,5%14,4%8,9%
dont Luxembourg2,6%8,9%8,6%
dont Belgique11,5%10,7%7,7%
dont Italie9,9%14,5%18%
dont Espagne5,6%3,7%3,5%
Suisse3,5%2%2,2%
Etats-Unis2,9%1,7%3,6%

Source : d’après la DGDDI

Une forte baisse des importations en 2016

Les importations totales de sels de France ont baissé de plus de 30 % entre 2015 et 2016 : de 667 507 t à 464 414 t respectivement.

Ce sont les importations de sels non alimentaires qui connaissent une forte baisse  (- 36 %) : de 570 991 t en 2015 à 367 111 t en 2016. Les importations de sels alimentaires, elles, subissent une légère augmentation de 0,8% sur la même période (de 96 516 t en 2015 à 97 303 t en 2016).

Les sels importés en France proviennent toujours majoritairement de l’Union européenne à 93,6 % (cf. tableau n° 4), en particulier d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne et d’Italie principalement. Hors UE, le Maroc est un des principaux pays d’importation.

Importations de sels en France (en % des importations de sels en France)

 201420152016
Total Union Européenne86,9%83,4%93,6%
dont Espagne22,4%26,2%37,7%
dont Belgique13,6%5,2%13,6%
dont Pays-Bas19,3%21,6%31%
dont Allemagne16,3%18%26%
dont Italie5,7%6,1%8,8%
Maroc6,2%8,2%0,8%

Source : d’après la DGDDI

Balance commerciale déficitaire

En 2016, le solde de la balance commerciale reste encore déficitaire en volume, à 308 082 t ; le solde s’améliore par rapport à celui de 2015, qui était de – 499 669 t.

Exportation de sels français en 2016
(en tonnes)

Pays destinatairesSels alimentaires*Sels non alimentaires**TOTAL
Union Européenne - Allemagne26 43014 37840 808
Autriche66813 38714 056
Belgique6 6865 37612 062
Danemark1 12201 122
Espagne3 1042 3535 466
Grèce000
Hongrie103678781
Irlande124677801
Italie4 03624 08328 119
Luxembourg1 05612 33913 395
Pays-Bas3 4319354 366
Pologne0110110
Portugal0231231
Roumanie01 0071 007
Royaume-Uni2 0925 4267 518
Suède109116225
Divers6346 1736 807
Total UE (1)49 59587 278136 873
Autres pays - Canada69035725
Egypte000
Etats-Unis5 603695 672
Japon4207001 120
Suisse3 0803083 388
Tunisie0516516
Maroc7103491 059
Divers2 6894 2906 979
Total autres pays (2)13 1926 26719 459
Total (1) + (2)62 78793 545156 332
Rappel 201554 081113 757167 838

Source : Direction Générale des Douanes et Droits Indirects

(*) Pour l’alimentation humaine (petits conditionnements à destination des consommateurs, industries alimentaires et restauration hors domicile
(**) Pour l’industrie chimique, les industries diverses, l’agriculture, et autres (dont le déneigement)

Importation de sels en 2016
(en tonnes)

ProvenanceSels alimentaires*Sels non alimentaires**TOTAL
Union Européenne - Allemagne16 66083 891100 551
Autriche000
Belgique2 76710 62013 387
Espagne18 252102 074120 326
Irlande02 1312 131
Italie8 6188 47217 090
Pays-Bas42 310109 047151 357
Pologne381 0051 043
Portugal2 70902 709
Royaume-Uni3 39012 90916 299
Suède07 5157 515
Divers1782 0042 182
Total UE (1)94 922339 668434 590
Autres pays - Algérie000
Etats-Unis1121 862691 974
Egypte000
Israël0440440
Suisse3 0803083 388
Maroc04 0004 000
Suisse01 6061 606
Tunisie013 30013 300
Turquie000
Divers2 2696 2358 504
Total autres pays (2)2 26927 44329 824
Total (1) + (2)97 303367 111464 414
Rappel 201596 516570 991667 507

Source : Direction Générale des Douanes et Droits Indirects

(*) Pour l’alimentation humaine (petits conditionnements à destination des consommateurs, industries alimentaires et restauration hors domicile
(**) Pour l’industrie chimique, les industries diverses, l’agriculture, et autres (dont le déneigement)

Méthodologie

Collecte et traitement des statistiques des adhérents et des non adhérents confiés à un prestataire extérieur indépendant, publication de statistiques générales consolidées et/ou relativisées, publication de statistiques à partir de l’année n-2 et des années antérieures, considérées comme non révélatrices, dans le respect du droit de la concurrence.