Plusieurs siècles d’exploitation

  • Un sous-sol riche en sources d’eau salées et en mines de sel
  • 241 concessions minières accordées
  • Varangeville, dernière mine souterraine en service

On trouve, en Lorraine, des traces d’extraction datant de près de 1000 ans avant Jésus-Christ.

 

Les sources salées sont nombreuses, exploitées le plus souvent artisanalement pour l’autoconsommation. Au fil des siècles, la filière se perfectionne, l’industrialisation est en marche. Dès le moyen-âge, plusieurs dizaines d’abbayes développent le sel de la vallée de la Seille. La saumure est chauffée dans des poêles de 5 à 7 mètres de diamètre jusqu’à évaporation de l’eau. Au 18ème siècle, c’est une Ferme très organisée (150 magasins, 15 dépôts, 300 à 400 000 quintaux produits) qui gère les salines de Lorraine. Une partie de la production couvre la consommation intérieure, vendue à la mesure (muid, vaxel, pot, pinte, chopine). L’autre partie, celle du Roi, part vers la Suisse, le Palatinat, Trêves, Mayence… acheminée en sacs et tonneaux par voies fluviales, sur la Moselle et le Rhin.

Un passé qui laisse des traces

 

Au début du 19ème siècle, on découvre les premiers « rochers de sel », les mines de sel de Lorraine, dont celle de Varangeville (Groupe Salins) toujours exploitée. En 1859, Ernest Solvay, fils d’un petit raffineur de sel gemme de Belgique, met au point un nouveau procédé de fabrication de la soude. Et s’intéresse à la Lorraine qui peut lui fournir le sel et le calcaire. En 1866, la saline Cerebos commence également ses activités à Dombasle-sur-Meurthe. Un peu plus de 150 ans plus tard, l’exploitation des gisements de sel du bassin de Dombasle-Varangéville, au sud de Nancy, se poursuit grâce à la présence de ses industriels historiques qui représentent des centaines d’emplois et font la fierté de ce territoire.

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